mercredi 15 juillet 2009

En mémoire de Marwa...


Comme vous le savez peut-être, une jeune allemande d'origine égyptienne, Marwa El Sherbiny, a été sauvagement assassinée par 18 coups de couteau dans un tribunal de Dresde en Allemagne.

Le motif apparent de l'assassinat est le suivant: la victime était de confession musulmane et portait le foulard. Par ailleurs, la victime était enceinte de 3 mois.
L'affaire fut très peu médiatisée, les journaux belges, français etc. commencent à peine à consacrer quelques minutes au sujet alors que ce drame s'est déroulé il y a bientôt deux semaines...

Quoi qu'il en soit, la plate-forme BOEH se mobilise et vous invite à en faire autant en participant au rassemblement de ce MERCREDI 15.07 à 13h, au Rond Point SCHUMAN en la mémoire de Marwa El Sherbiny.

lundi 13 juillet 2009

Contre la Réintroduction de Lois Raciales en Europe

A l'opinion publique démocratique européenne et la Presse qui la tient informée

Les évènements en Italie ont toujours eu - pour le meilleur ou le pire - une influence extraordinaire sur l'ensemble de société européenne, de la Renaissance italienne au Fascisme.

Mais, trop souvent, l'Europe n'a pas pris conscience de ces évènements à temps.

Actuellement, une grande attention est portée, dans des journaux européens majeurs, sur quelques aspects de la crise qui a englouti notre pays. Mais nous croyons que c'est notre devoir - le devoir de tous ceux qui vivent en Italie - d'informer l'opinion publique européenne sur d'autres aspects alarmants qui n'ont pas suscité un tel intérêt, comme le projet de loi proposé par le Gouvernement italien, appelé "le Décret de Sécurité". Si elle n'est pas empêchée, cette loi court le risque de défigurer l'image de l'Europe et de provoquer une rechute sévère des droits de l'homme dans le monde entier.

Le Gouvernement Berlusconi, utilisant la sécurité comme prétexte, a imposé à notre Parlement - dont il a le plein contrôle - l'adoption de lois discriminantes contre les immigrés, des lois comme nous n'en avions pas vu dans ce pays depuis les lois raciales fascistes.

La victime de la discrimination a changé : ce ne sont plus les Juifs, mais la population immigrée irrégulière, des centaines de milliers de personnes. Mais les mesures discriminantes n'ont pas changé : par exemple, ces nouvelles lois peuvent interdire des mariages mixtes.

Une telle interdiction empêcherait les personnes d'exercer un droit fondamental, le droit de se marier sans contrainte de nature ethnique ou religieuse. Les victimes de discrimination auraient ce droit refusé sur la simple base de leur nationalité. Sans oublier le fait qu'il sera également refusé aux italiens le droit d'épouser la personne de leur choix.

Une autre loi contenue dans le décret - encore plus abusive vis à vis des droits de l'homme et la dignité - est l'interdiction pour des femmes étrangères qui n'ont pas de papiers (délit administratif) de reconnaître leurs enfants à la naissance. Ainsi, les enfants nés de femmes étrangères sans-papiers, en vertu d'une décision politique par une majorité provisoire, seront pour leur vie entière les enfants de parents inconnus, ils peuvent être enlevés à leur propre mère à la naissance et placés sous la garde de l'État.

Non même le Fascisme n'a pas été aussi loin que cela! Les Lois Raciales présentées par le Régime en 1938 n'ont pas soustrait d'enfants à leurs mères juives, ils n'ont pas incité non plus les mères à abandonner leur enfant plutôt que de se le voir confisquer par l'État.

Nous ne nous adresserions pas à l'opinion publique européenne si la gravité de ces mesures n'était pas telle qu'elle dépasse les frontières nationales, appelant à une réaction celles et ceux qui croient en notre humanité partagée. L'Europe ne peut pas accepter qu'un de ses membres fondateurs régresse à un niveau primitif d'organisation sociale, contredisant la loi internationale et mêmes les principes sur lesquels l'union politique européenne s'est fondée.

C'est dans l'intérêt de chacun d'entre nous que cela ne passe pas. Ça nous déshonorerait tous.

L'opinion publique démocratique européenne doit prendre conscience de la maladie qui ravage l'Italie et agir vite pour qu'elle ne s'étende pas plus loin.

Nous sommes confiants en chacun d'entre vous pour choisir une façon efficace de démontrer votre opposition.

Roma, 29 juin, 2009

Andrea Camilleri, Antonio Tabucchi, Dacia Maraini, Dario Fo, Franca Rame, Moni Ovadia, Maurizio Scaparro, Gianni Amelio

Source & Traduction : les Damnés de la Terre

dimanche 12 juillet 2009

Demande de solidarité...

Salam à tous et toutes (Que la Paix soit avec vous tous et toutes),

Je veux vous parler de mon frère en détention injuste et injustifiée depuis le 1er avril 2008.

Dans un premier temps je voudrais que vous preniez le temps de consulter via le net, les informations qui circulent sur lui.(pcf, tapez son nom et prénom sur Google: Ali Aarrass).

Vu que les autorités espagnoles refusent de le libérer, malgré qu'ils n'ont trouvé aucune preuve contre lui, mais qu'en plus ils s'acharnent à vouloir l'extrader au Maroc qui le réclame - si vs ignorez comment procède le Maroc pour avoir des aveux de la part même des innocents, via le net vous aurez un maximum de preuves, de cas de tortures horribles - comme par le biais de la voie juridique espagnole, on ne veut point nous entendre, ni libérer mon frère, nous sommes obligés de tenter des démarches qui pourraient d'abord faire savoir à un maximum de personnes qui est Ali Aarrass mais par la suite et après connaissance de l'affaire, demander à toutes les personnes qui sont pour une justice saine, de s'opposer fermement à l'extradition et de réclamer sa libération.

Je passe cette info par mail à tous mes contacts, et demande à ceux-ci de bien vouloir la transférer à leur tour à leurs contacts respectifs, ainsi cet envoi en réseau pourra parvenir à un nombre important de personnes de toutes parts.

Nous vivons des moments difficiles et souhaitons que toutes ces personnes qui persistent à croire que les musulmans sont des terroristes, se posent les bonnes questions, à savoir, pourquoi cet acharnement contre la communauté musulmane? A qui profite ce genre de procédure? etc....

Moi Farida, soeur de Ali Aarrass, veut faire tout mon possible pour lui venir en aide, mais comme ce cas résulte d'une malversation de la part des institutions, je ne pourrai réussir à avancer que si de nombreuses personnes assoiffées d'impartialité me viennent en aide.

Merci de m'avoir lu et de diffuser l'information.
Pour en savoir plus, n'hésitez pas à me contacter au 0486/703215.

Farida Aarrass

vendredi 10 juillet 2009

Ce mardi 14.07 risque de ne pas être fête pour tout le monde

Ce mardi 14 juillet, venez au verdict du procès DHKP-C !

La semaine prochaine, le mardi 14 juillet, la Cour d’appel de Bruxelles rendra son arrêt dans le procès DHKP-C. Bahar Kimyongür, Musa Asoglu et leurs camarades sont menacés de nombreuses années d’emprisonnement.
Si ces militants sont condamnés, tous les citoyens belges risqueront alors d’être inquiétés en raison de leurs opinions.

Venez nombreux, le mardi 14, assister au prononcé du verdict.

Lisez le tract du CLEA appelant à cet « événement » et diffusez-le autour de vous :
http://leclea.be/affaire_dhkp-c/proces_de_bruxelles/pdf/tract140709.pdf

Le CLEA
www.leclea.be

jeudi 9 juillet 2009

Marwa assassinée parce qu’elle portait un voile

Marwa Sherbini, jeune maman de 32ans de confession musulmane a été victime d’un assassinat islamophobe le 1er juillet dernier à Dresde en Allemagne parce qu’elle portait un voile.

L’histoire commence l’année dernière. Marwa, une musulmane d’origine égyptienne est insultée et agressée par un homme alors qu’elle jouait avec son bébé de 2 ans dans un terrain de jeu. L’homme lui a lancé les injures de "terroriste", "islamiste", et tenta à plusieurs reprises de lui retirer son voile de force.

Après qu’une plainte ait été déposée, l’homme fut condamné à une amende de 780 euros. La peine ayant été jugée trop légère, un appel fut déposé et c’est à la cour d’appel de Dresde que l’affaire devait être rejugée mercredi dernier, le 1er juillet. Ali, le mari de Marwa et leur fils de 3 ans étaient aussi présents dans le tribunal. C’est là que tout a dégénéré, l’accusé s’est précipité sur Marwa et l’a poignardé de 18 coups de couteau en moins de 30 secondes ! Son mari a essayé de s’interposer pour protéger sa femme mais fut poignardé lui aussi.

Deux policiers accoururent en urgence sur les lieux de l’agression mais ont pris son époux pour l’agresseur (parce qu’il a bien entendu une tête d’arabe) et lui ont tiré une balle dans la jambe ! Après la confusion, l’agresseur allemand d’origine russe fut maîtrisé.

Mais Marwa est morte de ses blessures dans la cour du tribunal. Elle était enceinte au moment de sa mort ! L’enfant de 3 ans d’Ali et de Marwa fut aussi blessé. Les autorités parlent comme d’habitude de l’acte isolé d’un fou.

Le CCIF (Collectif Contre l'Islamophoobie en France - NDLR) condamne de la façon la plus ferme cet acte inqualifiable qui crée une tension sans précédent entre l’Egypte où la dépouille de la défunte vient d’arriver et l’Allemagne. Le CCIF condamne aussi le fait que cette affaire ait été très peu médiatisée en Allemagne, et pas du tout dans notre pays.

Il y a de cela trois ans, le CCIF avait, à l’occasion de conférences internationales, tiré le signal d’alarme, et appelé l’attention de tous sur le risque de voir apparaitre des meurtres à caractère islamophobe en Europe et particulièrement en France. Cet avertissement avait alors été perçu comme exagéré au motif et que rien ne permettait de justifier de tels propos.

Hélas, les évènements nous donnent raison simplement parce - qu’ils sont le reflet de ce qui transparaît sur le terrain que nous occupons : l’agression d’une jeune femme musulmane et voilée à Argenteuil par un groupe de jeunes gens en avril dernier.

Et le 1er juillet, l’assassinat sauvage de Marwa, dont le seul tort était d’être musulmane et de porter le voile.

Les politiques, les gouvernements européens ont une grande part de responsabilité dans l’atmosphère délétère et hostile qui règne actuellement dans la société contre les musulmans.

Certaines déclarations, discours ont pu être compris par certains comme la disqualification d’une certaine frange de la société. C’est effectivement le cas lorsque des politiciens, des élus…traitent les musulmanes voilées de "sac de patates", lorsque certaines personnalités qualifient les femmes portant le niqab "d’inhumaines", lorsqu’on qualifie la pratique de la foi musulmane de complot visant à déstabiliser la République.

Comment s’étonner alors que les femmes musulmanes essuient des crachats, soient insultées et agressées dans la rue, soient refoulées des administrations, des banques, des écoles, des centres de formation, soient exclues du marché du travail, ce sans que les autorités ne réagissent.

Les profanateurs de mosquées et de tombes courent toujours. Ces musulmans ne sont-ils pas morts pour que la France soit libre ? Leurs enfants n’ont-ils pas reconstruit le pays jusqu’à en laisser pour certains leur vie et rentrant dans leur pays d’origine dans des cercueils ? Ne pouvaient-ils pas espérer de la France pour laquelle ils ont donné deux fois leur sang qu’elle laisse leurs enfants vivre librement leur foi sans qu’ils soient livrés en pâture à la colère du reste du pays quand il est besoin de masquer une incapacité à traiter les vrais problèmes sociétaux !

Comment s’étonner que des esprits chauffés à blanc passent à l’acte.
Quelle sera la prochaine étape ?

Déjà, les premiers témoignages de femme portant le niqab se faisant insulter dans la rue nous arrivent. C’est le premier fruit du faux débat posé par M.GERIN et ses acolytes.

Le Collectif contre l’islamophobie en France
Arren, le 07.07.09

mercredi 8 juillet 2009

La retraite pour Guy Quaden

Guy Quaden, gouverneur de la Banque nationale, vient de rendre public son rapport sur le vieillissement. Ce rapport est dans la droite ligne de la politique qui a mené au désastre financier de 2008 et dont la poursuite conduit la majorité de la population droit dans le mur. Il explique qu’il faudra dégager 10 milliards d’euros supplémentaires entre 2008 et 2014 pour financer le système des retraites. Pour trouver l’argent, il propose d’amener les personnes âgées entre 55 et 65 ans à recommencer à travailler afin qu’elles se remettent à cotiser et qu’elles ne soient plus à la charge du système. Afin de présenter son orientation comme un moindre mal, qu’il ne faut donc pas hésiter à adopter, il indique que l’autre scénario (qu’il écarte car « cette solution n’est pas socialement acceptable ») consiste à réduire les pensions réelles versées en ne les adaptant plus à l’évolution du coût de la vie.

Guy Quaden et ses collègues écartent la possibilité d’augmenter le financement du système par l’Etat car « la dette a recommencé à augmenter pour financer le sauvetage des banques ». Le gouvernement a su trouver plus de 20 milliards pour sauver les banques, mais n’a pas la volonté de garantir les retraites. Il veut allonger la période d’activité, reporter l’âge du droit à la retraite. Afin d’y parvenir, la précédente étape était le contrat entre les générations, le terrain de la prochaine étape est préparé notamment par ce rapport de Guy Quaden (PS).

Il n’y a pas si longtemps, la caisse des pensions dégageait régulièrement d’importants surplus dans lesquels le gouvernement puisait pour rembourser la dette au lieu de consolider le système pour préparer l’avenir. Pourtant, les effets du vieillissement de la population étaient tout à fait prévisibles. Les gouvernements belges successifs ont poussé à la constitution de fonds d’épargne retraite privés. Pour convaincre les citoyens, le gouvernement a employé deux tactiques : d’une part, leur faire peur en disant que le système public de retraite ne suffirait pas éternellement pour garantir des revenus suffisants ; d’autre part, les inciter à mettre leur épargne volontaire dans les mains des banquiers et des assureurs privés en offrant une réduction d’impôt. Dans le même temps, le gouvernement vendait au grand capital privé les dernières banques publiques comme la CGER (absorbée par Fortis) et le Crédit Communal (devenu Dexia). Le gouvernement et les autorités de contrôle ont laissé les banquiers et les assureurs privés spéculer avec l’épargne des citoyens au lieu de l’investir dans des projets socialement et économiquement utiles.

Guy Quaden, son collègue Jean-Paul Servais de la CBFA et le gouvernement sont responsables d’avoir laissé les banques et assurances belges prendre des risques totalement démesurés et, circonstance aggravante, avec l’épargne des citoyens belges. Les actifs placés par Fortis, Dexia et autres KBC aux Etats-Unis et en Europe orientale, les deux épicentres de la crise actuelle, sont beaucoup plus élevés que ceux des banques françaises, allemandes, hollandaises ou espagnoles (voir Damien Millet et Eric Toussaint, Les Chiffres de la dette, 2009, p.12). C’est pourquoi la crise frappe beaucoup plus la Belgique et les autres pays européens qui ont énormément déréglementé comme l’Irlande et la Grande Bretagne.

En Belgique, les contribuables qui versent 830 euros sur leur compte épargne-pension peuvent déduire cette somme de leur revenu imposable et obtenir environ 270 euros en réduction d’impôt. Or si l’Etat n’avait pas octroyé cette réduction d’impôt, il aurait pu verser cette somme dans le système public de financement des pensions légales et garantir sa pérennité.

En bout de course, les épargnants vont faire triplement les frais de la politique de l’Etat néo-libéral et des sociétés de banque-assurance : la valeur de leur épargne placée dans l’épargne pension a chuté entre 2007 et 2009 ; l’utilisation spéculative et improductive de leur épargne conduit aujourd’hui à des pertes massives d’emplois, alors que les actionnaires ont fait de juteux profits (quand cela marchait, cela procurait un rendement qui pouvait atteindre 15% versés sous forme de dividendes) ; les épargnants sont aussi des contribuables qui doivent financer l’augmentation brutale de la dette publique due à la manière dont Fortis, Dexia, Ethias, KBC ont été sauvés.

Pour garantir l’avenir de la sécurité sociale et du système des pensions, il faut mettre en œuvre des solutions radicalement différentes à celles qui sont à l’œuvre actuellement. Primo, il s’agit de réaliser une réduction radicale du temps de travail avec embauches compensatoires et maintien intégral du revenu afin d’accroître le nombre d’actifs cotisant et de garantir l’équilibre entre recettes et dépenses pour le système des retraites et la sécurité sociale. Il s’agit de créer un grand nombre d’emplois décents pour ceux qui n’en ont pas, tout en améliorant les conditions de travail de ceux qui en ont déjà. Deuzio, les pouvoirs publics doivent créer des places de travail dans les secteurs de la rénovation de logements, l’aménagement urbain, le développement des transports collectifs, la culture, la santé et l’éducation publiques. Pour cela, il faut augmenter les recettes de l’Etat par une politique fiscale faisant contribuer davantage ceux qui en ont les moyens. Tertio : arrêter les privatisations.

Guy Quaden annonce qu’il faudra faire des sacrifices pour réunir 10 milliards d’euros sur la période 2008-2014, mais avec le gouvernement belge, il s’est précipité pour dépenser plus du double de cette somme en une dizaine de jours, début octobre 2008, pour sauver Fortis et Dexia. Guy Quaden et le gouvernement ont laissé les patrons de celles-ci partir avec des parachutes dorés. Ils ne demandent à aucun des responsables du désastre de rendre des comptes à la justice. Dans les derniers mois, ils ont engagé quelques milliards supplémentaires notamment pour sauver KBC. Or il était nécessaire de nationaliser ces sociétés en faillite en récupérant le coup de l’opération sur le patrimoine des grands actionnaires et des administrateurs responsables du désastre. L’Etat aurait ainsi à sa disposition un puissant instrument pour investir dans l’économie réelle tout en garantissant l’épargne des citoyens.

Guy Quaden, qui reconnaît que les avoirs financiers des Belges ont baissé de 150 milliards d’euros en 2008, ne risque pas d’avoir des fins de mois difficiles : son salaire dépasse 400 000 euros par an, soit davantage que celui de Barack Obama ou de Jean-Claude Trichet (président de la Banque centrale européenne), 15 fois celui du président équatorien Rafael Correa et de son homologue bolivien Evo Morales, 15 fois celui d’un employé, d’un ouvrier qualifié ou d’un enseignant, au moins 20 fois le revenu d’un ouvrier non qualifié. A combien s’élèveront la retraite de Guy Quaden et les revenus de ses placements financiers (après le prélèvement du précompte libératoire de 15%) ?

Compte tenu de tout ce qui précède, Guy Quaden doit démissionner et prendre sa retraite. Il ferait bien de verser une bonne partie de son salaire astronomique dans la caisse publique des pensions afin de contribuer, certes modestement, à la refinancer.

Le parquet devrait saisir la justice des délits commis par les dirigeants de Fortis (à commencer par son ex-président le comte Maurice Lippens et Jean-Pol Votron ainsi que Gilbert Mittler), Dexia (Axel Miller), KBC, Ethias… Lippens a présidé Fortis jusqu’à sa quasi-faillite fin septembre 2008. Avant sa démission, on le retrouvait en tant qu’administrateur dans de nombreuses sociétés. Citons en quelques-unes : Total, Suez-Tractebel, SN Brussels Airlines (il a été l’un des responsables de la faillite de la SABENA) et le Groupe Bruxelles Lambert du milliardaire belge Albert Frère (après son départ de Fortis comme président, Lippens a démissionné de plusieurs CA mais est resté administrateur de GBL). En 2004, Lippens a donné son nom au code belge de gouvernance d’entreprise censé améliorer la gestion et la transparence des entreprises belges. Le code « Lippens » est une liste de vœux pieux qu’il s’est empressé de ne pas s’appliquer. On sait ce que cela a donné. Lippens fréquente avec son ami le Vicomte Etienne Davignon la Commission Trilatérale et le groupe de Bilderberg où se retrouvent en catimini la droite et l’extrême droite du patronat et des gouvernements de la planète. Jean-Paul Votron a quitté sa fonction de CEO de Fortis le 11 juillet 2008 avec un parachute doré de 1,35 million d’euros. Gilbert Mittler, ex-directeur financier de Fortis, est parti avec une indemnité de 4 millions d’euros. Ces individus devraient restituer leurs indemnités à la collectivité, par exemple pour financer la caisse publique des retraites.

Mais surtout, il faut d’urgence une autre politique au gouvernement et à la Banque nationale de Belgique.

Eric Toussaint
28.06.09
Source: www.lcr-lagauche.be

mardi 7 juillet 2009

La non-solidarité ouvrière et syndicale

Bourse du travail, mars 1938.
«J’ai honte de ceux dont je me suis toujours sentie le plus proche. J’ai honte des démocrates français, des socialistes français, de la classe ouvrière française.»
Poursuivant, l’auteure des lignes ajoute à propos des ouvriers : «Depuis des années ils voient leurs compagnons de travail nord-africains souffrir à leurs côtés plus de souffrances qu’eux-mêmes, subir plus de privations, plus de fatigues, un esclavage plus brutal.» «Y a-t-il beaucoup d’hommes, parmi les militants ou les simples membres de la SFIO et de la CGT, qui ne s’intéressent pas beaucoup plus au traitement d’un instituteur français, au salaire d’un ajusteur français, qu’à la misère atroce qui fait périr de mort lente les populations d’Afrique du Nord ?»

Ainsi s’exprimait la philosophe Simone Weil, qui dénonçait les positions des partis politiques et des syndicats du mouvement ouvrier relativement aux colonies de la République impériale et aux travailleurs «indigènes» présents en métropole. Victimes de dispositions discriminatoires et racistes dans les territoires d’outre-mer dominés par la France, ceux qu’il faut appeler «les colonisés-immigrés» subissent alors dans l’Hexagone une exploitation et une oppression spécifiques trop souvent inaperçues ou tenues pour secondaire par ceux-là mêmes qui prétendent défendre les «intérêts matériels et moraux» de tous les prolétaires. Quant à la «solidarité ouvrière», elle n’est qu’un mythe, affirme Simone Weil.

24 juin 2009.
La commission administrative de la Bourse du travail à Paris, composée de représentants de la CFDT, de la CGT, de FO, de l’Unsa et de Solidaires, publie un communiqué pour saluer la «libération» de ce lieu - c’est le terme employé, dévoyé serait plus juste - par des militants de la CGT. Libéré de qui ? Des centaines de sans-papiers qui y vivaient dans des conditions précaires depuis le 2 mai 2008 et empêchaient les réunions des «salariés», comme on peut le lire dans le même texte qui dénonce aussi «une sorte de prise en otage». Remarquable rhétorique qui n’a rien à envier, du point de vue des arguments et du vocabulaire utilisés, à celle du Medef ou du gouvernement lorsqu’ils sont confrontés à des situations voisines. Pour rétablir l’ordre dans les entreprises, par exemple, eux aussi affirment agir au nom de la liberté bafouée par des activistes irresponsables. Libéré de quelle manière ? Par la violence, de nombreux témoignages concordants le prouvent, et l’appel aux fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, comme le reconnaît le secrétaire général de la commission précitée, Edgar Fisson, membre de la CGT. En effet, alors que «l’évacuation» était en cours - admirons une fois encore la délicate euphémisation du langage employé pour désigner ce qui doit être considéré comme une expulsion conduite manu militari - il s’est adressé au maire de Paris pour obtenir l’intervention de la «police».

Adéquation des discours et des pratiques qui transforment les victimes de la politique xénophobe aujourd’hui mise en œuvre par l’Etat en adversaires stigmatisés qu’il faut combattre et jeter à la rue en couvrant cette ignominie d’une phraséologie empruntée à la défense des salariés et de leurs organisations syndicales. La CGT n’est pas seule en cause. Toutes les confédérations syndicales, qui observent aujourd’hui un silence bruyant, de même les partis de la gauche parlementaire, qui n’ont pas jugé nécessaire de dénoncer cette action perpétrée à la Bourse du travail, sont concernés.

Bavure, comme certains l’affirment ? C’est oublier un long passé, celui rappelé par Simone Weil, et un long passif qui a vu, au début des années 80, certains applaudir la destruction par des bulldozers de l’entrée d’un foyer de travailleurs maliens à Vitry-sur-Seine, et la dénonciation publique de jeunes Marocains présentés comme des dealers par Robert Hue, alors maire de Montigny-lès-Cormeilles.

Plus récemment, quand Manuel Valls, confronté à des «populations de couleur», déclare qu’il faut plus de «Blancs» dans la ville qu’il dirige - Evry -, peu s’en sont émus au Parti socialiste, et nul dirigeant national, à notre connaissance, ne s’est précipité pour dénoncer ce discours. Au mieux l’indifférence, un mol soutien aux luttes des sans-papiers ou l’abandon à «l’air du temps» sécuritaire et xénophobe en espérant des jours meilleurs alors qu’une telle attitude conforte les préjugés et la stigmatisation dont sont victimes les étrangers en situation irrégulière, notamment. Au pire l’exploitation partisane et syndicale des inquiétudes des «Français» comme disent les uns, des «salariés» comme disent les autres, sur le dos de ces nouveaux parias que sont les «clandestins». Dangereuses dérives. Sinistre époque.

Olivier Le Cour Gand Maison
Enseignant à l'Université Evry-Val-d'Essonne
06.07.09
Source: www.liberation.fr

lundi 6 juillet 2009

Attaque de la librairie Résistances par la LDJ

Un commando de 5 hommes, la plupart masqués, déclarant ouvertement appartenir à la Ligue de Défense Juive (LDJ) ont attaqué vendredi 3 juillet en début d’après-midi la Librairie Résistances (4 Villa Compoint, 75017 – Paris).

Deux femmes travaillant à la librairie étaient présentes, ainsi que deux clients. Après les avoir bousculés, les nervis se sont attaqués avec frénésie à l’établissement, arrosant d’huile plusieurs milliers de livres, et détruisant les ordinateurs, avant de prendre la fuite à bord d’une automobile. Cette attaque est intervenue au lendemain d’une conférence, donnée à la librairie par Mahmoud Suleiman, maire du village palestinien d’Al-Masara, sur le thème des actions de résistance non violente contre le mur d'annexion israélien.
La librairie Résistances, qui propose, notamment, de nombreux livres sur la Palestine et sur Israël, a été attaquée et menacée à de nombreuses reprises par les fascistes sionistes. Mais alors que les agissements de cette bande sont archi-connus de la police, le pouvoir politique a jusqu’à présent systématiquement manifesté sa sollicitude à leur égard.

Voir la video sur http://www.vimeo.com/5462395

De nombreuses organisations, librairies, réseaux de bibliothèques, appellent à un rassemblement devant la librairie Résistances ce mercredi soir 8 juillet à partir de 18 H 30, pour exiger la dissolution de la Ligue de Défense Juive, organisation terroriste qui multiplie les agressions en France (voir sur notre site le récit de l'attaque du Conseil municipal de Vitry-sur Seine le 23 Juin).

Un grand merci à toutes celles et ceux qui nous ont aidé à nettoyer la librairie et aux nombreuses personnes et associations qui nous ont fait parvenir de chaleureux messages de soutien.

Communiqué :

Ça suffit comme ça ! Dissolution de la Ligue de Défense Juive.

La Librairie Résistances, située dans le dix-septième arrondissement à Paris, a été attaquée et saccagée par des nervis de l'extrême-droite sioniste ce vendredi 3 juillet en plein après midi.
La Librairie Résistances est connue pour son engagement concernant le soutien au peuple palestinien et, au-delà, aux luttes des peuples du tiers-monde.
Il n'est donc pas étonnant qu'elle ait été aujourd'hui, une nouvelle fois, la cible de la violence des groupes ultra-sionistes, au premier lieu desquels la Ligue de défense juive (LDJ).

Interdite en Israël et aux Etats-Unis pour son caractère raciste et fascisant, la LDJ reste tolérée en France par les autorités, alors même que depuis plusieurs années, elle a été impliquée dans de nombreuses opérations de ratonnades de militants et de sympathisants de la cause palestinienne ainsi que d'agression contre la population maghrébine.
La dernière en date étant l'attaque de la Mairie de Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, à l'occasion du cérémonie municipale faisant d'un dirigeant palestinien, Marwan Barghouti, citoyen d'honneur de la ville.
Les agissements fascisants de la LDJ et des groupes de l'extrême-droite sioniste n'ont que trop duré.

Les signataires expriment leur totale solidarité avec la Librairie Résistances, et demandent fermement l'interdiction de la Ligue de défense juive, et la traduction en justice de ses nervis.Les organisations signataires appellent à un rassemblement mercredi 8 juillet 2009 à partir de 18 H 30 devant la librairie Résistances 4, Villa Compoint - Paris 17e (à l'angle du 40 rue Guy Moquet). Metro Guy Moquet (ou Brochant). Ligne 13. Bus 31. Arrêt : Davy-Moines.

(Premiers signataires : NPA, les Verts, AFD France, AJPF Association pour les jumelages entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises, Américains contre la guerre AAW France, Al-Rowad, ATL Jenine, CCIPPP, CAPJPO-EuroPalestine, Collectif Faty Koumba, Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix, CPPI St Denis, CVPR, Droits Devant !Femmes en Noir, FTCR, Génération Palestine, la GUPS, La Courneuve Palestine, MAIF, le MRAP, Nanterre Palestine, RESOCI, Respaix, Réveil des Consciences, Union juive française pour la paix UJFP, UTIT, Une Autre Voix Juive)

Amicalement,

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com

dimanche 5 juillet 2009

Qui a parlé d’accommodements raisonnables ?

Dans une carte blanche du 18 mai 2009 intitulée « « Raisonnables », les accommodements ? », il est affirmé que l’expression du religieux dans la sphère publique serait une application de la notion d’ « accommodement raisonnable », ce qui présenterait selon les auteurs divers dangers dont celui du communautarisme.

Une confusion existe au sujet de la notion d' « accommodement raisonnable » et des principes fondamentaux qui gouvernent notre société. Un « accommodement raisonnable » désigne l'assouplissement d'une norme en vue d’éviter que celle-ci ne crée une discrimination à l’encontre d’une catégorie de personnes, l’objectif étant de respecter le principe d’égalité des citoyens.

Il convient donc d’abord de vérifier la « norme » applicable et quelle est la hiérarchie des normes. En Belgique, la Convention européenne des droits de l’Homme (ci-après « CEDH ») prime sur la Constitution, laquelle prime sur les lois, décrets et ordonnances, etc. Un justiciable peut saisir la Cour constitutionnelle et la Cour européenne des droits de l'Homme si une norme nationale, ne répondant pas aux principes consacrés, lui cause préjudice. On ne peut donc mettre au même niveau le règlement d'ordre intérieur d’une école et un article de la CEDH ou un principe constitutionnel.

Dans le domaine qui soulève déraisonnablement la controverse, il s’agit de la liberté de culte. Or, la CEDH (article 9) et la Constitution (article 19) consacrent clairement la liberté de culte. Ce sont des normes supérieures auxquelles doivent se conformer les législations et règlementations nationales. Des limitations à ces libertés sont possibles selon la CEDH, mais seules des lois (et décrets) peuvent les limiter, pour autant que ces lois constituent « des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui ».

Revendiquer l'application d'un principe consacré par la CEDH et par la Constitution, à savoir la liberté de culte, en l’absence de loi (ou de décret) limitant cette liberté, ce n'est pas « déroger » à une norme, mais c'est bien l’appliquer. Il ne peut donc être question d' « accommodement raisonnable ».

L' « égalité » que les auteurs de la carte blanche du 18 mai invoquent ressemble à la notion d'uniformité. Or l'égalité se fait dans la diversité et la différence et non dans l’uniformité. C'est consacré de façon claire par la CEDH et par la Constitution. La Déclaration universelle des droits de l'Homme, dont s'inspire la CEDH, née au lendemain de la seconde guerre mondiale, avait pour objectif d'empêcher qu'une hégémonie raciale ou idéologique puisse à nouveau s'installer, suite aux horreurs du régime nazi. Il ne s'agissait pas d'imposer un mode de vie particulier, en l'occurrence occidental, au reste du monde ou aux personnes qui choisissent de s'installer en Europe. L'égalité dont il est question n'est pas ce nivellement des différences, de type « hégémonique », mais une égalité fondamentale, laissant la place à la différence, et à son corollaire, le respect par chacune et chacun, quelles que soient ses croyances, de ces normes fondamentales, lesquelles doivent devenir le creuset de ce « socle commun de valeurs ». Il convient en revanche d'éviter de faire un amalgame, hélas trop récurrent, entre « valeurs universelles » et « mode de vie occidental ». Cela reviendrait à trahir l’universalité de ces valeurs.

De façon paradoxale, ce sont en fait les auteurs de cette carte blanche qui réclament des « accommodements » aux normes supérieures établies par la CEDH et par la Constitution car ils estiment dangereux de laisser à certains le droit de faire valoir leurs droits. Une telle démarche tend surtout à préserver un certain mode de vie, une certaine conception de l’identité occidentale, faits de repères historiques, culturels et autres, mais non des valeurs fondamentales.

Cette démarche aboutit à imposer une forme subtile d'hégémonie et de totalitarisme, curieusement dénommée « laïcité ». La question est de savoir si cet « accommodement » à la norme supérieure revendiquée par certains « laïques » est « raisonnable ». La CEDH prévoit cette possibilité de dérogation, pour autant que ce soit par une loi (ou un décret en Belgique). C'est à notre avis le seul vrai débat ouvert à ce sujet.

En Belgique, la laïcité est la neutralité. La neutralité est cet espace commun où chacun(e) peut trouver sa place. Mais ce n’est pas une norme imposant une manière de vivre « laïque » au sens philosophique du terme. Ceci qui constituerait selon nous une dérive et un détournement du principe constitutionnel de neutralité.

Il est temps d’aborder les réalités du 21e siècle et de dépasser le clivage « religion/laïcité » du 19e siècle : la laïcité politique, qui n’est autre que la neutralité, appartient à tous et toutes, pas plus aux « laïques philosophiques » (athées et agnostiques) qu'à ceux et celles qui se revendiquent d'une religion. Il revient dès lors à chacun et chacune, sans formation de camps opposés, de préserver et de défendre cet espace commun.

Et pour plus de clarté, il convient de séparer l'État de la laïcité organisée. Celle-ci est reconnue par l'État comme une conviction philosophique, à l'égal d'une religion, et bénéficie à ce titre de financements publics. La laïcité organisée n'a pas le monopole de la laïcité politique. Cette dernière appartient à toutes les convictions religieuses et philosophiques de façon égale : c'est le garant de notre liberté, de notre égalité et de notre fraternité. Nous battre pour préserver cet espace de neutralité, c'est le véritable enjeu de la démocratie et du vivre ensemble.

Dans le cadre du chantier neutralite.be :

Abdelghani Ben Moussa, militant antiraciste
Anne Rayet, avocate
Hajer Missaoui, juriste
Hava Yildiz, avocate
Inès Wouters, avocate
Malika Hamidi, doctorante en sociologie
Marie-Claire Foblets, professeure de droit KUL
Marie Jo Sanchez, coordinatrice d’école
Mehmet A. Saygin, juriste
Michael Privot, islamologue
Michel Staszewski, enseignant
Mohamed Boulif, consultant en finance
Nadine Rosa-Rosso, enseignante
Paul Lowenthal, professeur émérite UCL
Pierre Huygens, anthropologue
Souhail Chichah, chercheur en économie de la discrimination ULB

samedi 4 juillet 2009

Exemple pratique d'action citoyenne

N'achetez pas de grosses dattes !
Elles proviennent presque toutes de sociétés israéliennes.
Les bénéfices d'exportation de ces dattes aident à financer l'occupation de la Palestine.
L'État d'Israël a massacré à Gaza plus de 1400 Palestiniens en janvier 2009, dont un grand nombre d'enfants.
Acheter ces dattes, c'est soutenir ces pratiques meurtrières.
SVP, n'oubliez pas GAZA 2009 !

Venez vous joindre à nous dans le travail de sensibilisation des citoyens: venez nous rejoindre pour la distribution de tracts à la population belge.

ACTIONS DATTES ÉTÉ 2009

JOUR / OÙ / HEURE / LIEU DE RENCONTRE

dim 5/7 Marché Midi 10h café Avenida, coin Bld Lemonnier-Midi
dim 5/7 Marché Abattoirs 12h Metro Clémenceau

ven 10/7 Marché Schaarbeek 11h coin Av. Rogier-rue Royale St Marie

sam 11/7 Rue de Brabant 16h Place Liedts – arrêt du tram

dim 12/7 Marché Midi 10h café Avenida, coin Bld Lemonnier-Midi
dim 12/7 Marché abattoirs 12h Métro Clémenceau

jeu 16/7 Marché matinal 05h Station d'essence Quai des Usines
Grossistes fruits secs 08h coin Bld Dixmude-Ypres

lun 20/7 Chée de Gand 16h coin canal-chée de Gand

Du 15/8 au 21/8 Marchés : chq jour de la semaine un autre marché

Portez le T-SHIRT “BOYCOTT ISRAEL – PALESTINE VIVRA” : ceux qui ne l'ont pas peuvent l'acheter le jour de l'action (stock chez Dominique)

Plusieurs personnes (Nadia, Redouane, Dominique, Yvette, Youssef, Hossein,...) vont contacter des mosquées pour y distribuer des tracts ou parler.

BOYCOTTEZ LES PRODUITS EN PROVENANCE D'ISRAEL : LA PALESTINE VIVRA !

vendredi 3 juillet 2009

Avis aux étudiant(e)s du secondaire...

Réussir ses examens de passage ?

Ateliers de néerlandais – français
(pour les étudiant(e)s du secondaire)

ÉGALITÉ peut vous aider à réussir un ou des examens de passage en néerlandais ou en français.
Une semaine d’atelier d’études-exercices-explications sera organisée :
du vendredi 21 août au vendredi 28 août

Fonctionnement

Chaque atelier regroupe maximum dix étudiants et un enseignant. Pour chaque matière, un atelier d’une heure est organisé chaque matin du vendredi au vendredi. L’atelier est suivi d’une heure trente d’études et d’exercices, avec correction par un enseignant.

Horaire

09h00 – 10h00 Révision de la matière
10h15 – 11h45 Etude et exercices individuels

Inscription

Le formulaire d’inscription doit être obligatoirement rentré pour le lundi 20 juillet 2009.
Par mail : info.egalite@gmail.com (mentionner comme objet : ateliers de rattrapage)
Par la poste : Nadine Rosa-Rosso, rue Van Artevelde, 161/19 – 1000 Bruxelles

Conditions

- vous êtes très motivé(e) à réussir votre examen
- vous vous engagez à suivre sérieusement les ateliers (arriver à l’heure, respecter la discipline du groupe, les autres étudiants, les enseignants, les locaux)
- vous apportez votre cours en ordre
- vous revoyez la matière de votre cours seul(e) avant de commencer l’atelier

Participation aux frais

ÉGALITÉ demande à chaque participant une contribution libre, à fixer lors de l’inscription.
Cette contribution peut être financière, matérielle, humaine…

Le nombre d’ateliers et les locaux seront fixés en fonction des inscriptions.

Chaque étudiant(e) sera contacté(e) après réception de son inscription.

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Formulaire d’inscription par étudiant(e)

Nom………………………………………....................Prénom………………………………….................................

Adresse…………………………………………………………………………………………………………………………………….

Commune………………………………………………………………………………………………………………………………..

N° GSM…………………………………………………………… N° Téléphone……………………………………………

Je m’inscris pour l’atelier de

- Néerlandais

- Français

Je m’engage à respecter les quatre conditions.

Signature de l’étudiant(e)

jeudi 2 juillet 2009

14è et dernière AG avant les congés d'été

Chères amies, chers amis,

vous êtes invité(e)s à la 14 ème et dernière assemblée régionale d'ÉGALITÉ avant les congés d'été,
qui se tiendra comme à l'habitude :

ce vendredi 3 juillet à 19 heures,
rue des Grands Carmes, 22 à 1000 Bruxelles.

Ordre du Jour :

- Témoignage de trois femmes qui vivent de près la problématique des lois anti-terroriste et de l'extradition qui en découle, chez nous en Belgique.

- Rencontre et dialogue sur les perspectives des différents groupes de travail en cours.

Des collations et boissons seront prévues.

Avant les congés que nous vous souhaitons des plus reposants, au plaisir de vous y rencontrer nombreux!

mercredi 1 juillet 2009

A travers sa jeunesse, soutenons la Palestine

Nos jeunes de Comac Quartiers ont invité 13 jeunes palestiniens pour un séjour à Bruxelles, dans un projet d'échange.
Ces jeunes garçons et filles, viennent du camp de réfugiés de 'Aida', à Bethlehem.
Ils ont beaucoup à raconter.

Ils ont travaillé avec les jeunes de Comac Quartiers dans plusieurs ateliers, workshops.
Dans ces ateliers, ils ont fait connaître à leurs ami(e)s belges, leur monde, leur lutte, leur espoir pour une Palestine libre.
Ils veulent montrer les résultats de ces ateliers.
Parce que l'un de leur souci et de leur besoin est: la solidarité.

Ils vont exposer les résultats de ces ateliers dans la rue, à la population.
Ce samedi 4 juillet entre 14h et 17h, Place de la monnaie,
ils vous invitent à les rencontrer, avant qu'ils ne retournent en Palestine.
Ils vous attendent nombreux pour partager un moment ensemble...

mardi 30 juin 2009

Extradition et lois antiterroristes

ÉGALITÉ vous invite vendredi 3 juillet de 19 h à 21h30 à une soirée d'information et de témoignages :

Extradition et lois antiterroristes : des femmes parlent...


Farida Aarrass - ÉGALITÉ - soeur de Ali Aarrass, détenu en Espagne, menacé d'extradition vers le Maroc ;
Naima Aissati, épouse de Nizar Trabelsi, détenu à Lantin, dont la demande d'extradition vers les États-Unis a été acceptée par la Justice belge.

Adresse: rue des Grands Carmes, 22 (près de Manneken Pis) 1000 Bruxelles.

ENTRÉE LIBRE

Introduction et modérateur : Luk Vervaet - ÉGALITÉ.

lundi 29 juin 2009

En Amérique latine : Les mouvements sociaux et les victoires de la gauche

Interview d’Emir Sader. Sociologue et philosophe brésilien, il est l’un des fondateurs du Forum social mondial. Il analyse les facteurs qui ont contribué aux victoires de la gauche en Amérique latine.

L’élection d’Hugo Chavez en 1998 au Venezuela date un basculement quasi général du continent à gauche. Quels sont les facteurs à même d’expliquer ces victoires à répétition ?

Emir Sader: Apparemment ces facteurs sont contradictoires mais, d’un point de vue dialectique, la racine fondamentale est le rejet du néolibéralisme. Durant les années 1990, l’Amérique latine n’a pas été seulement le berceau du néolibéralisme mais son paradis. À cette époque, le continent a la gueule de bois. La réaction épidermique des mouvements radicaux contre le néolibéralisme a conduit à déloger du pouvoir les gouvernements de cette mouvance. On assiste à une réaction populaire contre la politique de la concentration de la rente et de l’exclusion sociale.

Comment ce continent est-il devenu le laboratoire du modèle hégémonique ?

E S: Les dictatures militaires et les gouvernements de droite ont cassé la capacité de résistance du mouvement populaire. C’est sur cette brisure qu’ils ont construit l’hégémonie libérale. Aujourd’hui, l’Amérique latine a radicalement changé. Jamais la gauche ne s’est retrouvée en meilleure situation. Ce ne sont pas des accidents électoraux mais la généralisation du sentiment de rejet du néolibéralisme. Lors de la prise de fonctions de Fernando Lugo au Paraguay, The Economist a publié un éditorial dans lequel il affirmait qu’il n’y aurait plus de victoire de gouvernements de gauche. Selon ce journal, avec la crise, l’agenda des conservateurs redeviendrait prioritaire avec des sujets, propres à la droite, comme l’ajustement fiscal. Cette analyse s’est révélée erronée avec la victoire de Mauricio Funes au Salvador. Le Front Farabundo Marti (FMLN), comme les autres guérillas, a compris que la fin du monde bipolaire rendait impossible une victoire militaire. Ces guérillas ont donc entamé un processus de transition vers la lutte institutionnelle. Au Salvador, l’accumulation des forces politico-militaires s’est transformée en un véritable outil institutionnel. Les succès électoraux ont presque été immédiats. Mauricio Funes a déclaré que le président brésilien était une référence importante. Mais il a également annoncé qu’il allait entrer dans l’Alba [1]. On le sait, la révolution se fait contre le capital. En Amérique latine, un gouvernement se construit contre les schémas. Et en Amérique centrale, la chose est encore plus compliquée en raison de l’économie dollarisée. Ce continent est le seul endroit où il existe des processus d’intégration régionaux relativement autonomes des États-Unis. La ligne de démarcation ne se situe pas entre une bonne et une mauvaise gauche, comme veulent le faire croire les médias, mais entre les gouvernements qui ont signé des traités de libre-échange (TLC) et ceux qui sont pour l’intégration.

Néanmoins, des différences notables existent, par exemple entre les gouvernements du Venezuela et du Brésil…

E S: Très clairement. Ce sont des différences qui se posent à l’intérieur du champ progressiste en termes de pour ou contre le processus d’intégration régionale ou le traité de libre-échange. Le Brésil a joué un rôle très important dans le rejet de l’Alca [2]. Chez les pays qui ont opté de manière prioritaire pour l’intégration régionale, certains sont en rupture avec le modèle dominant : Équateur, Bolivie, Venezuela. Les autres ont une politique d’héritage au sens de maintien des éléments hégémoniques du capital financier. Mais ils ont aussi repris l’idée de développement, et surtout amorcé une politique sociale et extérieure différente. Dans le cas du Brésil, il a gardé des aspects importants du modèle hégémonique avec l’agrobusiness. C’est un gouvernement contradictoire.

Justement, comment ces contradictions sont-elles perçues par les forces sociales qui ont porté ces gouvernements de gauche ?

E S: C’est un mouvement contradictoire avec des secteurs de gauche et des secteurs de droite. Il faut s’allier aux secteurs de gauche pour lutter contre les secteurs de droite. À mon avis, c’est ça la position juste. Il existe une autre vision de l’ultragauche qui consiste à dire que des gouvernements de gauche sont les meilleurs administrateurs du néolibéralisme parce qu’en plus ils ont un soutien populaire.

Comment les forces de gauche et les mouvements sociaux sont-ils parvenus à s’entendre pour remporter des présidences ?

E S: Il y a une meilleure compréhension de la nouvelle dynamique de la lutte sociale, politique, historique. Si l’on prend le cas de la Bolivie, l’apparition du mouvement indigène, comme sujet central, a été fondamental. Il s’agit en fait d’une nouvelle compréhension théorique du sujet. Le vice-président de la Bolivie, Alvaro Garcia Linera, a écrit un article fondamental de ce point de vue. Il y fait la critique de l’économicisme de la gauche traditionnelle en Bolivie. Celle-ci s’adressait aux Indiens en leur demandant de quoi ils travaillaient. « De la terre ? Alors tu es un petit paysan, allié vacillant de la classe ouvrière. » C’est-à-dire qu’il y avait exclusion de l’identité séculaire - Aymara, Guarani, Quechua. Qui plus est, l’analyse était d’autant plus fausse que le travail de la terre des Indiens n’est pas individuel mais communautaire. Le changement de cette vision a permis la construction y compris du MAS (Mouvement au socialisme, le parti d’Evo Morales).

Quel a été le rôle des courants dits plus traditionnels - marxistes, théologie de la libération, féministes ?

E S: Les mouvements sociaux ont été le principal protagoniste de la résistance au néolibéralisme. Ils ont été prédominants dans les années 1990, à partir des crises économiques comme au Mexique en 1994, au Brésil en 1999, en Argentine en 2001. Ils ont ouvert une période de contestation du modèle hégémonique qui a permis l’émergence d’une alternative. L’élection d’Hugo Chavez en est symptomatique. Les mouvements sociaux qui sont parvenus à se poser la question de la construction gouvernementale ont un fait un bond un avant. Ceux qui sont restés au niveau de la résistance, et n’ont pas rétabli des rapports avec la politique pour disputer le pouvoir hégémonique, se sont essoufflés, voire ont presque disparu.

Quels sont désormais les principaux défis de la gauche ?

E S: La question centrale est la lutte anti-néolibérale. Elle peut déboucher sur le socialisme et acquérir une dynamique anticapitaliste dans la mesure où l’on procèdera à la « démarchandisation » de cet ordre économique. Il s’agit pour les gouvernements de réorganiser l’État et la société autour de la sphère publique et d’ouvrir l’universalisation des droits. Aujourd’hui le plus grand acquis que nous avons en Amérique latine est l’Alba. À l’intérieur de cet ensemble, le commerce ne se fait pas au prix du marché mais selon le commerce juste. Chaque pays donne ce qu’il a et reçoit ce dont il a besoin. Les échanges entre le Venezuela et Cuba sont exemplaires : la médecine sociale cubaine n’a pas de prix, tout comme les programmes d’alphabétisation, le sport. Dans le même temps, Cuba a reçu du pétrole vénézuélien. Le journal de droite argentin, la Nacion, relevait que 18 000 Argentins sont allés dans un hôpital bolivien pour se faire opérer gratuitement des yeux par des médecins cubains dans le cadre de l’opération Miracle [3]. C’est ça la solidarité et la complémentarité. L’Alba est l’espace de l’alternative à l’Organisation mondiale du commerce.

Et concernant l’intégration régionale ?

E S: Il y a eu une très importante réunion de la Banque du Sud. Elle démarre. La monnaie commune avance pour surmonter les mauvaises alternatives de type protectionniste national qui diminuerait les échanges. Il faut protéger la région dans son ensemble, surtout les pays faibles plus durement frappés par la crise. C’est là une voie. L’autre est d’aider à construire une alternative du sud du monde. Nous sommes les globalisés. Le sud du monde devrait se réunir pour avancer sa solution à la crise.

Emir Sader ,
Cathy Ceïbe

Source: CETRI - 17.06.09

Notes

[1] Alba : l’Alternative bolivarienne pour les peuples des Amériques est composée de six États (Cuba, Bolivie, Dominique, Honduras, Nicaragua, Venezuela ; l’Équateur est observateur). Elle repose sur une répartition équitable des biens, services et ressources dont dispose chacun des États membres.

[2] Zone de libre-échange englobant l’ensemble du continent voulue par les États-Unis mais en échec.

[3] L’opération Miracle a été lancée en 2004 par Cuba et le Venezuela. Destinée aux Latino-Américains sans ressources, elle a permis d’opérer gratuitement des yeux un million et demi de malades. Depuis, les cliniques ont essaimé.

samedi 27 juin 2009

N'est-il pas temps de revoir - enfin sérieusement - le plan de partage de la Palestine ?

Une fois encore, les dirigeants occidentaux se félicitent d’un « important pas en avant » que constitue la déclaration politique du 1er Ministre israélien, B. Netanyahu. Ce dernier ayant susurré dans son premier discours de politique étrangère, sa vision d’un futur État palestinien indépendant. Mais de quel « pas » s’agit-il donc ?

Jamais en reste, les médias occidentaux relayaient en chœur les propos de B. Netanyahu, allant même jusqu’à titrer que cet État projeté par le nouveau prophète hébreu n’était soumis à quasi aucune condition « préalable ». Ce qu’il faut lire parfois !

Or, à la lecture détaillée de la proposition du 1er Ministre israélien, force est de constater qu’il en va de son exact contraire, sinon que les conditions au lieu d’être préalables se succédaient les unes aux autres.

Ainsi, cette vision – il conviendrait de dire ce cauchemar – d’État moribond, croupion, mort-né tel qu’envisagé pourrait obtenir de son occupant – merci pour tant de magnanimité – son drapeau et son hymne national. Merveilleuse bienveillance… sauf qu’il a déjà l’un et l’autre.
En revanche, il ne pourra bénéficier d’aucun contrôle sur son propre espace maritime, ni aérien et devra être démilitarisé. L’ensemble de ces matières relevant toujours du strict contrôle des forces israéliennes d’occupation. Quelle aubaine pour les Palestiniens de pouvoir ainsi compter sur les attentions protectrices de leur voisin.
Ce futur État ne pourra pas plus envisager d’alliance avec l’Iran qu’avec le Hezbollah.
De même, inutile de revenir sur la Résolution 478 du Conseil de sécurité dénonçant l'annexion de Jérusalem-Est lors de la guerre de 1967 comme violation du droit international, la ville sainte étant une fois encore et pour toutes – comprenez, pour l’éternité – déclarée indivisible et sous souveraineté… du peuple élu.
Dans la foulée, le Droit au retour des innombrables réfugiés – Résolution 194 de l’ONU – est lui aussi une nouvelle fois, exclu. Tout comme le gel – illusoire – de l’extension des colonies… malgré l’insistance de la Maison Blanche sur la question.
Sans oublier, l’inévitable rengaine de la reconnaissance par l’Autorité palestinienne, du caractère juif de l’État d’Israël… etc, etc…

Bref, cette vision cauchemardesque, résulte manifestement de la perpétuation d’une mentalité s’apparentant vraiment à ce qui se pratiquait de pire sous le régime de l’apartheid en Afrique du Sud, mais condamné alors par l’ensemble des nations, alors qu’elle semble cette fois, encensée par nos éminences. Ce patchwork de villages épars, divisés, écartelés, emprisonnés entre les colonies tentaculaires et leurs murailles de séparation ressemble à tout sauf à un quelconque État viable, digne de ce nom.

Il n’est qu’une condition qui n’ait pas encore été officiellement adressée aux Palestiniens : un État qui existerait sans le moindre habitant arabe sur son territoire !
Mais patience, avec Avigdor Lieberman comme chef d’une diplomatie israélienne de couleur de plus en plus brune, dont nos représentants à la probité exemplaire n’hésitent pas à serrer la main, cela ne saurait tarder…

Qu’en tirer comme perspectives pour le peuple palestinien ?
Que loin de se rapprocher, l’émergence de leur État semble toujours promise à de funestes et sordides calculs qui entérinent d’autant son éloignement.
Que malgré les pressions de Washington, l’envahisseur israélien mène bien son jeu et teste les réactions d’un Occident toujours aussi servile et complaisant.
Que rien, ab-so-lu-ment rien ne change dans la politique menée par Israël à l’encontre de son voisin, quels que soient le parti, la coalition et les responsables à la tête du pays.
Qu’en marge de ces déclarations péremptoires, la situation dans la Bande de Gaza – dont presque plus aucun média ne parle – ne cesse de se dégrader depuis les deux ans que le siège israélien impose lentement mais sûrement son asphyxie, son agonie à un peuple exténué ne survivant que par approvisionnement clandestin à travers un réseau de galeries souterraines telles des ratières – mais n’allez surtout pas qualifier cet enfermement inhumain de camp d’extermination, vous seriez tout aussitôt méprisé, voire traité d’antisémite.
Que pour maquiller ce qui n’est finalement qu’une énième déclaration hostile et méprisante au peuple palestinien, le 1er ministre israélien a sournoisement détourné l’attention de la communauté internationale sur le résultat contestable des élections iraniennes et des menaces qui en résultent.
Et que face à ce qui n’est qu’une série de dictats imposés par l’occupant, et l’engouement honteux que ceux-ci semblent avoir suscités auprès des dirigeants de nos pays toujours enclins à envisager le rehaussement de l’UE avec cet État profondément raciste, les Palestiniens devront se rappeler, encore et toujours, qu’ils ne peuvent vraiment compter que sur eux-mêmes pour résister à leur brutale occupation.

Il ne faudra pas s’étonner que lorsque quelque désespéré n’ayant plus rien à perdre, se radicalisera et se révoltera violemment face à cet état de choses, nos médias et nos grands penseurs – aux petites idées – ne résisteront pas à stigmatiser ces Palestiniens décidément incorrigibles et définitivement terroristes.

Comme déjà écrit à plusieurs reprises, tant au travers d’articles que de livres, la situation des Palestiniens, loin de s’améliorer, n’a de cesse de se détériorer, jour après jour, dans une indifférence quasi générale.

Qu’en tirer comme conclusion, sinon que depuis les décennies d’efforts et de sacrifices consentis par la population opprimée de Palestine pour aboutir à une solution équilibrée, aucun progrès ne semble à l’ordre du jour du côté israélien ? Aucune concession sérieuse, aucune réelle ouverture, pas le moindre sens d’une élémentaire justice. Que du contraire, puisque son étreinte sur les territoires palestiniens se fait de plus en plus cruelle, violente et odieuse et que le nombre de victimes augmente quotidiennement.

Dès lors, et avant que le pire n’advienne, n’est-il pas temps de conclure que les accords de partage de la Palestine pour l’établissement de ces deux États vivant côte à côte tels que décidés en 1947 ne sont manifestement pas viables et définitivement caduques ?

Et d’avoir enfin le courage politique de les revoir de fond en comble avec cette fois, la présence des premiers intéressés – c'est-à-dire les Palestiniens dont on veut confisquer une part importante du territoire – autour de la table…


Daniel Vanhove –
Observateur civil
Membre du Mouvement Citoyen Palestine
Co-auteur de Retour de Palestine – 2002 – aux Ed. Vista
Auteur de Si vous détruisez nos maisons, vous ne détruirez pas nos âmes – 2005
et de La Démocratie Mensonge – 2008 – parus aux Ed. Marco Pietteur – coll. Oser Dire

vendredi 26 juin 2009

En Belgique, près de 800.000 chômeurs à l'horizon 2011...

Les prévisions du Bureau du plan sont plus sombres que prévu, tablant sur des pertes d'emploi importantes au cours des prochaines années, ainsi qu'une croissance négative, peut-on lire jeudi dans Le Soir et l'Echo.

Le Bureau du plan prévoit la perte nette 30.000 emplois cette année et près de 82.000 l'an prochain. D'après Le Soir, le taux de chômage pourrait ainsi frôler les 13% à la fin 2009 et atteindre 15,1% en 2010. En 2011, la Belgique atteindra le chiffre impressionnant de 804.000 chômeurs, selon les estimations. Entre 2008 et 2011, les rangs des chômeurs auront ainsi gonflé de 200.000 unités.

Le Plan table également sur le maintien d'une croissance négative (-0,2% selon Le Soir, -0,3% selon L'Echo) en 2010, alors qu'on tablait sur une stagnation du PIB. De même, la reprise en 2011 plafonnerait à 1,9% au lieu d'atteindre 2,4%.

Ces chiffres serviront de base à la confection du prochain budget de l'État. Les efforts de réduction du déficit structurel (5% du PIB) seront adaptés à la situation économique. Cela signifie qu'on se "contenterait" de trouver 4,2 milliards sur les deux prochaines années et non 5,7 millions d'euros comme évoqué, souligne L'Echo.

Pour sauver l'épure budgétaire que le gouvernement fédéral veut établir, le Premier ministre Van Rompuy s'apprête à interpeller les formateurs des gouvernements régionaux afin d'amorcer avec eux une stratégie de redressement budgétaire. Il s'agirait de mettre au point les efforts à consentir par les entités fédérées.

L'Echo indique, pour sa part, que Herman Van Rompuy attendra l'installation des exécutifs régionaux pour négocier la répartition de l'effort d'ajustement. Des contacts informels auraient toutefois déjà eu lieu avec les formateurs.

Source: Belga
25/06/09

13è Assemblée Générale

Chères amies, chers amis,

vous êtes invités à la 13 ème assemblée régionale d'Egalité, qui aura lieu

Vendredi 26 juin à 19 heures,
rue des Grands Carmes, 22
à 1000 Bruxelles.

Ordre du Jour :

- Présentation des différents projets prévus pour juillet et août.

Des collations et boissons seront prévues.

Au plaisir de vous y rencontrer nombreux!

jeudi 25 juin 2009

Rencontre avec des jeunes Palestiniens

Le Centre International vous invite à une rencontre
ce samedi 27 juin 2009 à 19h avec des jeunes Palestiniens,
au bld. Lemonnier, 171 à 1000 Bxl

Du 21 juin au 6 juillet, 13 jeunes palestiniens du camp de réfugiés de Aïda à Bethléem seront en Belgique pour y rencontrer les jeunes de COMAC Quartiers.

Venez écoutez l'histoire de ces jeunes réfugiés palestiniens pour découvrir la réalité de l'occupation israélienne par ceux qui la vivent.

Organisation : Centre des jeunes palestiniens Lajee, Comac Quartiers

mercredi 24 juin 2009

Le statut précaire des Marocains de Belgique

L'étude réalisée par la Fondation Roi Baudouin, en collaboration avec l'Université de Rabat, auprès de la population d'origine marocaine vivant en Belgique souligne la précarité de leur statut socio-économique. L'identité religieuse l'emporte sur toutes les autres.

Ainsi, 31,7 % seulement des 400 personnes interrogées jouissent d'un contrat fixe ; 5 % exercent des travaux temporaires ; 21 % bénéficient du chômage et 5 % ne reçoivent pas d'allocations. Les personnes interrogées évoquent surtout les discriminations à l'embauche pour justifier leurs difficultés d'insertion sur le marché de l'emploi.

La proportion des femmes exerçant une activité professionnelle est sensiblement plus faible que celle des hommes (38,3 % contre 55,4 %). La proportion des femmes belgo-marocaines sans emploi est aussi supérieure à celle des hommes (33,3 % contre 28,7 %). La proportion des femmes inactives (pour raisons familiales ou autres), en marge du marché de l'emploi, s'élève à 62 %. Par ailleurs, la proportion des femmes nées au Maroc et exerçant un travail (22 %) est plus de deux fois inférieure à celle des femmes nées en Belgique (46 %).

Les personnes récemment naturalisées sont souvent marginalisées sur le marché de l'emploi ou débusquent des petits boulots et des… petits salaires. Du coup, certains Belgo-Marocains se tournent vers le travail au noir pour survivre, tout en bénéficiant des allocations de chômage. Comme le confirme une des personnes interrogées dans l'étude : « J'habite près de Liège. La plupart des Marocains sont au chômage… Les gens, dès qu'ils touchent des allocations du chômage, arrêtent de travailler, parce qu'un maçon qualifié touche 1.500 euros et un chômeur, chef de famille, en touche 1.200. Je connais des parents qui passent leur journée au café… ».

Ces difficultés d'insertion sur le marché du travail se répercutent sur le niveau de vie des Belgo-Marocains (lire ci contre).

Une proportion importante des ménages interrogés entre dans la catégorie de la population dite « à risque de pauvreté » – détenteurs d'un revenu égal ou inférieur à 860 euros par mois. Plus de la moitié (53 %) des Belgo-Marocains vivrait ainsi sous le seuil de pauvreté dans notre pays. Avec des disparités régionales : leurs revenus sont les plus élevés en Flandre, les moins élevés en Wallonie.

Les problèmes les plus fréquemment évoqués par les personnes interrogées, outre le chancre du chômage, sont liés à l'identité ethnique et religieuse : le fait d'être traité comme étranger (lire ci-contre) est la critique la plus fréquemment avancée.

Le manque de respect à l'égard de leur religion et l'inadéquation des valeurs morales avec les leurs sont aussi largement mis en avant.

Les personnes interrogées pointent, au Maroc, les institutions religieuses, devant la Monarchie, comme étant les deux institutions les plus dignes de leur confiance. En Belgique, ce sont les mosquées qui trônent largement en tête de leurs suffrages, relevant l'importance majeure qu'ils accordent au religieux.

L'identité religieuse

Au-delà de l'identité nationale, l'identité religieuse l'emporte sur toutes les autres : plus d'un tiers (36 %) des sondés répond sans hésiter qu'ils préfèrent d'abord être reconnus comme musulmans. 68 % déclarent essayer d'obéir aux préceptes religieux. En dépit du fait que la majorité des personnes interrogées a la nationalité belge, 7 % seulement manifestent le besoin de s'identifier à notre nationalité.

Parmi les 400 personnes interrogées dans cette large enquête, 68 % ont rejoint un des membres de leur famille qui avait immigré en Belgique. Les 32 % restants sont arrivés les premiers dans notre pays. Et l'étude relève que les membres de la deuxième génération se disent plus heureux que ceux de la première génération.

D'une manière générale, le modèle traditionnel du ménage – le couple marié avec enfants – s'effrite au profit du célibat ou de la cohabitation. Dans l'échantillon de l'étude, 55 % des Belgo-Marocains n'ont pas d'enfants ; parmi les 45 % restants, moins de la moitié a en moyenne 1 à 2 enfants, 30 % 3 à 4 enfants et 7 % 7 enfants ou davantage.

On notera que les Belgo-Marocains privilégient le mariage non mixte au mariage mixte. L'idée que les hommes et les femmes épousent des personnes qu'ils font venir de leur pays d'origine est approuvée par plus de 50 % des personnes interrogées. La majorité d'entre elles (62 %) s'opposent au mariage d'une femme musulmane avec un non-musulman et 45 % n'admettent pas que les hommes se marient à une non-musulmane.

29 % des Belgo-Marocains sont propriétaires de leur logement en Belgique, contre 52 % qui sont locataires et 15 % vivant dans le logement familial.

Si une minorité de l'échantillon a acquis un logement en Belgique, 60 % sont en revanche propriétaires d'un bien au Maroc.

DIRK VANOVERBEKE
mercredi 24 juin 2009
Source: www.lesoir.be